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Planification des effectifs

Calculer l’effectif après shrinkage

Si 20 % du temps est indisponible pour la file, il reste 80 % de capacité. Le besoin planifié se déduit donc du besoin opérationnel en le divisant par la part restante, pas en ajoutant seulement 20 %.

Pourquoi ce sujet compte

Le planning traduit un besoin théorique en personnes réellement présentes. Il doit tenir compte des contraintes humaines, des compétences et des activités hors file. Si 20 % du temps est indisponible pour la file, il reste 80 % de capacité. Le besoin planifié se déduit donc du besoin opérationnel en le divisant par la part restante, pas en ajoutant seulement 20 %.

Dans un environnement réel, il est préférable de conserver les valeurs d’entrée, la méthode de calcul et le résultat séparément. Cette discipline permet de comprendre si un écart vient de la demande, de la durée de traitement, de la couverture, d’une règle de routage ou simplement d’une définition de KPI différente.

Ce qu’il faut mesurer ou documenter

Afficher séparément agents requis sur file et personnes à planifier.

  • Définir l’unité et la période: secondes, minutes, intervalle, journée ou semaine.
  • Conserver la source des données et l’heure d’extraction lorsque le résultat sert au pilotage.
  • Écrire les exclusions et hypothèses plutôt que de les laisser implicites.
  • Comparer prévu, planifié et réalisé dans des champs distincts.

Méthode de travail pratique

Commencez par une version simple du calcul ou du processus. Vérifiez ensuite la cohérence des ordres de grandeur avec quelques intervalles connus. Ajoutez les facteurs plus complexes seulement lorsqu’ils améliorent réellement la décision: compétences, simultanéité, abandon, shrinkage, contraintes d’horaires ou règles de priorité.

Pour les calculs d’effectif, évitez de faire passer directement un résultat mathématique au planning. Un besoin de dix agents disponibles sur file n’est pas automatiquement dix personnes à programmer: pauses, formation, absences, réunions, heures contractuelles et compétences modifient la traduction opérationnelle.

Erreur fréquente

À éviter : Mélanger shrinkage, occupation et adhérence dans un seul pourcentage opaque.

Cette erreur est souvent attractive parce qu’elle simplifie le tableau de bord. Elle devient problématique lorsque plusieurs équipes utilisent ensuite le chiffre comme s’il décrivait exactement la réalité. Une petite note de définition dans le rapport évite souvent de longues discussions plus tard.

Exemple de lecture

Supposons qu’un intervalle présente un volume conforme à la prévision mais un résultat de service inférieur à l’objectif. Avant de conclure qu’il manque des agents, il faut regarder le TMT réel, la répartition des compétences, les statuts agents, l’adhérence, les éventuelles défaillances de routage et la définition précise du niveau de service. Le même symptôme peut avoir plusieurs causes.

À retenir

Le but n’est pas de maximiser une métrique isolée. Il est de rendre la relation entre demande, capacité, planning et résultat assez claire pour que les décisions puissent être expliquées, testées et améliorées.

Les exemples de ce site sont éducatifs. Les règles d’emploi, de pause, d’enregistrement, de protection des données et de suivi des salariés varient selon la juridiction et l’organisation.